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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 09:45

Vieux débris

20080701_AlainC_38.jpgC'est la comète surprise ! Une belle visiteuse d’automne qui, si les prévisions se révèlent exactes, devrait enchanter les observateurs du ciel. En effet, nous devrions pouvoir la suivre à l’œil nu et aux instruments, de la tombée de la nuit jusqu’au lever du jour. En matière d’astre chevelu, l’emploi du conditionnel s’impose : il est extrêmement difficile de connaître à l’avance la forme et la luminosité d’un corps glacé qui s’apprête à fondre au Soleil…

On attend pourtant Hartley 2 avec impatience en sachant qu’elle passe “près” de la Terre et qu’en cas de sursaut d’activité, nous serons bien placés pour admirer ses jets, sa chevelure et sa queue. Un spectacle magnifique pour le public, mais aussi une belle opportunité offerte aux planétologues qui pilotent la sonde Epoxi de s’approcher d’un débris de la formation du Système solaire pour en analyser la composition et la comparer à celle des océans de la Terre. Une grande part de leur eau pourrait bien venir… des comètes.

Si ce vieux débris-là nous enchante, ceux dont nous racontons l’histoire dans notre dossier sont moins glamours, mais mobilisent la communauté spatiale comme jamais. En effet, un peu plus d’un demi-siècle après le lancement du premier satellite artificiel, l’espace proche est officiellement “gravement pollué”. Au fil du temps, une ceinture de débris s’est déployée sur l’orbite basse et géostationnaire.

De l’écaille de peinture au satellite hors d’usage, en passant par un inventaire à la Prévert de boulons, tournevis et autres morceaux de métal à la dérive, le constat est aujourd’hui sans ambiguïté : le point de non-retour est atteint ; il faut intervenir !

Sur le papier, la solution est simple : enlever cinq à dix gros objets par an permettrait de stabiliser la situation. Le problème est que ce dépotoir à ciel ouvert n’a encore jamais vu d’éboueur. Et pour cause : avant de concevoir un satellite nettoyeur de débris spatiaux, il faut convaincre les pays pollueurs que la coupe est pleine. Que ce volume-là n’est pas plus infini que celui des terres, de l’atmosphère et des océans.

Que l’utilisation de l’espace proche pourrait bientôt leur être interdite en raison des risques de collisions en chaîne entre débris.

La rencontre explosive entre deux satellites y a contribué, mais le plus dur reste à faire : concevoir un engin capable d’attraper ces “objets non coopératifs” et de désorbiter les corps morts pour les éloigner ou les détruire.

Notre enquête présente les différentes pistes suivies par les ingénieurs pour résoudre ce casse-tête. Armés des lois de la physique, mais aussi de cordes, filets, harpons, ventouses et bras mécaniques, nos Géo Trouvetou planchent sur la conception d’un véhicule spatial inédit, le premier nettoyeur de débris sur orbite.

Mais l’affaire n’est pas seulement technique, elle est aussi morale, juridique et politique.

Préserver l’environnement spatial est une prise de conscience récente qui doit encore s’imposer. S’il est vrai que, dans notre vie quotidienne, nous ne risquons rien, léguer au futur un essaim de débris mortels ceinturant la planète est indigne de notre aspiration à lire dans le ciel l’histoire de nos origines. Et une petite comète est là pour nous le rappeler.

Alain Cirou

Directeur de la rédaction 

 

485_Couv.jpgNuméro d'octobre 2010, en kiosque et téléchargeable en kiosque numérique : on peut télécharger le magazine numérique sur le kiosque relay.fr ou commander la version papier ou la version numérique en PDF.

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 10:00

viking2.jpgEn 1976, les sondes Viking ont peut-être découvert des matériaux organiques, briques élémentaires de la vie, à la surface de Mars, contrairement à ce que l'on croyait.

À l'époque, les sondes Viking 1 et 2 avaient chauffé des échantillons martiens à 500°C, dans des mini-fours, afin de les vaporiser. Sans détecter de matériaux organiques... excepté des molécules (chlorométhane et dichlorométhane) qui avaient été assimilées au détergent utilisé sur Terre pour nettoyer la sonde !

Pourtant, des matériaux organiques devaient exister sur Mars, notamment grâce à l'apport des météorites. Un élément chimique a-t-il perturbé les mesures des Viking, s'étaient demandé les scientifiques à l'époque. [Lire la suite]

Image : Le bras de la sonde Viking en train de prélever des échantillons du sol martien. L'élément qui a perturbé les mesures des deux sondes Viking a peut-être été trouvé. Crédit : Nasa

A lire aussi, l'édito d'Alain Cirou.

Pour en savoir davantage sur l'histoire de l'eau sur Mars, écoutez aussi notre podcast “Mars, planète bleue” avec Jean-Pierre Bibring sur cieletespaceradio.fr.


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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 10:02

20080701_AlainC_38.jpgC'est un vrai coup de tonnerre !

Au tout début de l’été, et après des mois d’analyses et de vérifications, une équipe internationale de chercheurs coordonnée par Abderrazak El Albani, du laboratoire Hydrologie, argiles, sol et altérations de l’université de Poitiers et du CNRS, a annoncé la découverte d’une vie complexe et pluricellulaire datant de plus de 2 milliards d’années. Les preuves qui ont été présentées sont celles de 250 fossiles collectés dans une carrière de grès, près de Franceville, au Gabon. Leur qualité est stupéfiante. Ce qui devait être des êtres au corps mou, probablement gélatineux comme les méduses, est préservé depuis 2,1 milliards d’années dans de magnifiques couches d’argile, elles-mêmes enserrées dans une ceinture de roches très solides et très anciennes.

Les paléontologues, à qui ces spécimens ont été montrés, sans révéler l’âge des terrains sur lesquels ils ont été trouvés, les ont assimilés à la première faune macroscopique et multicellulaire connue — celle d’Ediacara — datant de… 670 millions d’années !

Pour bien saisir l’importance de la découverte, il faut se souvenir que les premières traces de vie sont apparues il y a 3,5 milliards d’années sous la forme d’organismes simples, privés de noyau. Faute de traces tangibles, on supposait qu’entre ces deux dates — 3,5 milliards et 670 millions d’années —, la Terre était majoritairement peuplée de microbes (virus, bactéries…). Or, pendant cette période, le Protérozoïque, la vie se diversifie, s’organise et le métabolisme des organismes uni et multicellulaire se complexifie. Le problème est que — jusqu’à présent — les archives géologiques étaient blanches…

Reculer le curseur de 1,4 milliard d’années est un bond considérable. Qui n’est pas sans poser des problèmes. En effet, à cette époque, les conditions régnant sur la planète sont bien différentes de celles que nous connaissons. La Terre tourne vite sur elle-même, la Lune est proche, les marées gigantesques, et le Soleil est masqué par une atmosphère épaisse, riche en gaz carbonique. Des conditions agressives et inconfortables. Selon les chercheurs, les fossiles découverts vivaient dans un fond de mer peu profond, proche d’un delta fluvial. Des traces de marées y ont été relevées. Ils notent aussi que, pour se développer, ces formes de vie ont sans doute bénéficié d’une augmentation significative, mais temporaire de la concentration en oxygène dans l’atmosphère. Avant que celle-ci, voici 1,9 milliard d’années, ne chute brutalement.

Comment ne pas faire le parallèle avec la “nouvelle histoire de Mars” racontée dans ce numéro par le planétologue Jean-Pierre Bibring ? On y apprend qu’il y a 4,5 milliards d’années il y a eu sur la planète rouge des mers, avec une atmosphère et probablement un cycle de l’eau. Que cette période a peu duré, contrairement à la Terre, mais qu’elle en garde toujours les traces géologiques. La conclusion est simple : si la vie a eu le plus de chances d’émerger, c’est à cette époque. Et c’est dans les terrains de plus de 4 milliards d’années, dans les argiles repérées par l’instrument Omega de la sonde Mars Express, qu’il faut fouiller. Et trouver ? Sur Terre, de bien mystérieuses formes de vie viennent d’en réveiller l’espoir.

Alain Cirou

Directeur de la rédaction

A écouter, le podcast audio  Les secrets de Mars, avec Jean-Pierre Bibring

cieletespace septembre 2010Numéro de septembre 2010, en kiosque et téléchargeable en kiosque numérique : on peut télécharger le magazine numérique sur le kiosque relay.fr ou commander la version papier ou la version numérique en PDF.

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*Film documentaire "Eyes on the sky", proposé par l'Agence spatiale européenne à l'occasion des 20 ans du télescope spacial Hubble.


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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 23:00

4369209656_ef7db25c20.jpgGénération Nuits des Etoiles : 20 ans d'étoiles filantes. C'est un anniversaire !

Podcast audio spécial Nuit des étoiles avec Hubert Reeves, Olivier Las Vergnas, Roger-Maurice Bonnet, Jean-François Clervoy

20 ans, celui d'une génération pour qui, tous les été depuis deux décennies, il est possible d'aller "voir" le ciel en famille ou entre amis. Popularisées par la télévision publique, avant qu'elle ne s'abandonne aux sirènes de l'illusion et du sensationnel, les nuits des étoiles sont le rendez-vous traditionnel d'été organisé autour des spectacles naturels du ciel, des planètes, de la Voie lactée et des étoiles filantes.

En compagnie de personnalités qui contribuent à l'alimenter en histoires, animations et contenus, et du parrain de cette manifestation, Hubert Reeves, nous revenons sur cette saga qui, pour sa vingtième édition, invite le public à observer le ciel les 6, 7 et 8 août sur des centaines de sites d'observation.

Souvenirs, programmes et perspectives. Que la fête commence !

Retrouvez cette émission en vidéo sur universcience.tv à partir du 6 août !

avec Roger-Maurice Bonnet Président du COSPAR (Comité Mondial pour la Recherche Spatiale) et directeur exécutif de l’ISSI (International Space Science Institut) à Berne avec Jean-François Clervoy astronaute à l’Agence spatiale européenne avec Olivier Las Vergnas Président de l’A.F.A avec Hubert Reeves astrophysicien, auteur au Seuil de "Je n’aurai pas le temps".

Lire aussi l'édito d'Alain Cirou, Génération Nuit des étoiles

 

Photo Flickr


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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 21:26

Après la gigantesque éruption solaire observée le 1er août par différents satellites, la Terre va recevoir dès le 3 août une grêle de particules chargées. Ces particules (des électrons et des protons arrachés au Soleil) vont être piégées par le champ magnétique terrestre et pénétrer dans l'atmosphère à grande vitesse, au niveau des pôles. [Lire la suite]

Egalement le podcast audio à écouter 

Champ magnétique : les nouvelles cartes des étoiles

 


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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 21:00

20080701_AlainC_38.jpgVingt ans ! C’est un anniversaire. Celui d’une génération pour qui, tous les étés depuis deux décennies, il est possible d’aller “voir” le ciel en famille ou entre amis. Et le plus souvent, depuis un site d’observation animé par les membres d’un club d’astronomie, pour jeter un œil à l’oculaire d’une lunette ou d’un télescope et découvrir la Lune ,les planètes et les nébuleuses de la Voie lactée.

Les Nuits des étoiles sont donc ce grand rassemblement populaire autour du ciel. Presque une institution dont les “inventeurs” — et au premier chef, l’Association française d’astronomie — peuvent se féliciter.

En effet, ils ont permis à des millions de curieux d’accéder gratuitement aux balcons étoilés. Ils ont mis en scène les spectacles naturels — pluies de Perséides, éclipse totale de Soleil, collisions de morceaux de comète sur Jupiter — en les accompagnant d’explications pédagogiques et d’outils d’observation.

Ils ont permis au public, et plus particulièrement aux jeunes, de rencontrer les passionnés du ciel ; initié la naissance de nouveaux clubs ; attiré l’attention des citoyens et des élus sur les dangers qu’il y a à trop éclairer la voûte céleste sans tenir compte de la fragilité de cette autre face du monde. Bref, en une génération, les Nuits des étoiles ont changé l’image de l’astronomie en la positionnant comme une curiosité légitime, un loisir, et une science dont les résultats sont accessibles à l’honnête homme du XXIe siècle. Un beau bilan !

Alors pourquoi la télévision publique a-t-elle cessé d’en assurer la diffusion ? Parce que le ciel n’est pas assez spectaculaire, qu’on ne peut pas “voir” les étoiles comme autre chose que de maigres pixels ; parce qu’une audience massive n’est pas au rendez-vous en août ; parce qu’il est paradoxal d’organiser une émission dont l’un des buts est d’appeler à s’éloigner des écrans… Les arguments n’ont jamais manqué pour tirer à boulets rouges sur l’initiative des meilleurs promoteurs du service public. Écartés ou remerciés par la direction de la chaîne, le départ de ceux-là a signé depuis quelques années l’écran noir des Nuits des étoiles.

Pis, de dangereux illusionnistes à l’ego surdimensionné, avides de reconnaissance et d’argent, ont investi cet espace-temps en le travestissant. Ils y convoquent Dieu, le big bang et les trous noirs, autant de mots “magiques” censés attirer le chaland. Mais cet horoscope du crédule, même s’il en porte le titre, n’a rien à voir avec la fête amicale et populaire d’antan. Triste spectacle d’une télévision qui a renoncé au sens et au partage des connaissances

Mais ne boudons pas la fête. Comme l’eau vive contourne le rocher de la rivière, des centaines d’initiatives locales ont trouvé leurs médias et leur public. C’est le cas du Festival d’astronomie de Fleurance, qui fête lui aussi ses 20 ans. De celui de la Haute-Maurienne Vanoise, et de tous les rassemblements grand public et “juniors” dont le site afanet.fr dresse la liste exhaustive. Vous trouverez sur place de belles occasions de tutoyer le firmament, en descendantla Voie lactée ou en guettant les Perséides. C’est facile, gratuit, convivial, sans autre prétention que de partager un moment de curiosité et de découverte.

Humain, tout simplement.

Alain Cirou

Directeur de la rédaction, Ciel & Espace

 

Ciel & Espace spécial Nuits des étoiles

483_Ciel_et_espace_nuits_des_etoiles.jpgNuméro d'août 2010, en kiosque et téléchargeable en kiosque numérique : on peut télécharger le magazine numérique sur le kiosque relay.fr ou commander la version papier ou la version numérique en PDF.

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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 14:31

 

Le record vient d'être battu, celui de l'étoile la plus grosse jamais observée : un monstre de 300 fois la masse du Soleil !

Cette étoile, R136a1, a été repérée dans le Grand Nuage de Magellan, un des satellites de notre galaxie.

L'équipe de Paul Crowther (université de Sheffield, Royaume-Uni) l'a trouvée grâce au Very Large Telescope dans l'amas stellaire RMC136a, situé dans la nébuleuse de la Tarentule - voir une plongée vidéo au cœur de la Tarentule.

[Lire la suite]

 

Ecoutez les podcasts en lien avec ce sujet :

Où et comment naissent les étoiles massives ?

 

Jamais les étoiles massives n'avaient été vues aussi jeunes !

Grâce à Herschel, le télescope européen qui scanne le ciel dans l'infrarouge lointain, les astronomes ont détecté des étoiles massives au berceau. Encore enfouis dans leurs cocons de poussières, jeunes de quelques millénaires seulement, ces astres de plus de huit masses solaires, qui sont notamment capables de synthétiser tous les éléments chimiques lourds présents dans l'Univers, sont encore très mystérieux. Si l'on comprend maintenant beaucoup mieux la façon dont ils se forment, allument en de vastes incendies les régions dans lesquelles on les détectent, reste à pénétrer... leur cœur. L'une des missions confiées au futur observatoire submillimétrique Alma, aujourd'hui en cours de construction au Chili.

Podcasts audio avec Annie Zavagno Enseignant-chercheur au laboratoire d'Astrophysique de Marseille.

Ecouter


Herschel, sur la piste de l'origine des étoiles

Le télescope Herschel vise à réaliser de « l’embryologie stellaire » c’est-à-dire comprendre la naissance des étoiles cachées dans des cocons de poussières froides et denses. Mais aussi mieux comprendre la genèse des galaxies, l’atmosphère des comètes, planètes et satellites qui émettent fortement en infrarouge, la fenêtre de lumière qui donne sur l’Univers froid.
En compagnie des scientifiques du programme Herschel, revue passionnante des nouvelles contrées à explorer.

Podcast audio en trois épisodes avec Anaëlle Maury doctorante au SAP/CEA avec Vincent Minier astrophysien au SAP-CEA, responsable du site Herschel grand public au CEA avec Sacha Hony postdoctorant néerlandais au SAP-CEA, responsable d’un programme d’observation des nuages de Magellan avec le télescope APEX (site ALMA) avec Hervé Aussel astrophysicien dans l’UMR AIM (CNRS-CEA Saclay-P7) au SAP-CEA.

1. Pourquoi réaliser une étude démographique des étoiles ?
2. Qu'est ce qu’on trouve entre les étoiles dans une galaxie ?
3. Quelle est l’histoire de la formation des étoiles dans l’univers ? 

Ecouter

 

Les leçons de l’astronome : Etoiles (1-5)

1. Qu’est-ce qu’une étoile ?

2. Etoile : les clés de la gravité

3. L'étoile, quelle énergie !

4. Chaude et brillante, pour longtemps5.

5. Le jour ou le Soleil tournera mal !
 

Podcast audio en 5 épisodes avec Roland Lehoucq astrophysicien au CEA

Ecouter


Le numéro spécial Nuits des étoiles de Ciel & Espace paraît demain en kiosque. Ne le manquez pas !


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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 06:28

20080701_AlainC_38.jpgVoilà un beau sujet de discussion pour vos veillées sous les étoiles : devons-nous hurler à la Lune que nous sommes tous seuls dans l’Univers — histoire d’attirer l’attention d’autres civilisations cosmiques — ou, au contraire, nous taire et faire profil bas en attendant d’en savoir plus ? Ce débat fait rage au sein des groupes d’amateurs passionnés par la recherche de la vie intelligente dans l’Univers, réunis autour du programme Seti. Il est relayé depuis peu par des astrophysiciens comme Stephen Hawking, pour qui un contact signerait à coup sûr la disparition de notre civilisation…

Évidemment, deux visions du monde et de “l’étranger” s’opposent. La première imagine les E. T. plus évolués que nous : pacifiques, écologistes, plus sages parce qu’ayant dépassé les luttes et les passions, puis bâti un système technologique durable. La seconde se veut plus pragmatique et rappelle que le choc des cultures ou la barbarie des envahisseurs laissa peu de chance aux natifs du Nouveau Monde. Elle appelle à la prudence, au principe de précaution et s’inquiète du silence persistant des espaces infinis… Et s’ils se taisaient parce que “quelque chose” guette ?

Évidemment, ces questions restent théoriques puisque nous n’avons toujours pas détecté de signaux intelligents. Mais là aussi, le débat entamé il y a plus d’un demi-siècle par Enrico Fermi ne s’est pas éteint. Pour le physicien italien, alors qu’il était consulté sur la signification des premières observations d’ovnis, les extraterrestres n’existent pas. Tout simplement parce qu’il n’y a aucune raison que nous soyons apparus les premiers, et que si les aliens voyageaient dans la Galaxie, il y a belle lurette qu’ils devraient déjà être là ! Or nous n’en voyons pas et il n’y a aucune trace de leur passage sur la Terre.

Si la résolution du “paradoxe de Fermi” (“s’ils existaient, ils devraient être là”) est régulièrement inscrite au menu des colloques consacrés aux questions de la vie dans l’Univers, la vox populi, elle, ne s’embarrasse pas de solutions exotiques et pense (à 56 % en 2008) que l’existence d’intelligences E. T. est probable. En témoigne, l’un des débats les plus curieux de l’Académie pontificale, peu de temps après la découverte des premières exoplanètes, qui dissertait sur cette question : s’il existe des extraterrestres, y a-t-il eu autant de Passion et de Crucifixion que de mondes habités ? La réponse fut négative, l’homme étant à l’heure actuelle le seul pécheur connu…

Vous le découvrirez à  la lecture de notre dossier, les protagonistes font aujourd’hui appel au public — à votre avis — pour faire évoluer le débat vers la parole ou le silence. Peut-être est-il déjà trop tard et l’expédition de messages radio, de sondes spatiales transportant des disques signalant notre position et notre condition, nous ont-ils déjà perdus ? En tout cas, sous la voûte étoilée, cette discussion est une bonne façon de regarder le ciel sans perdre de vue la dureté de la condition humaine. Comment ignorer que, parmi les messages formulés par le public à d’éventuels E. T., l’une des expressions les plus fréquentes est : “Aidez-nous !

Alain Cirou

Directeur de la rédaction

 

Podcasts

L'astrobiologie, à la recherche d'oasis pour la vie  

La vie vient-elle de l'espace ? La Terre est-elle contagieuse ?

Vie dans l'espace : il faut protéger les planètes

 

Faut-il parler aux extraterrestres ?

cieletespacejuillet2010.jpgNuméro de JUILLET 2010, en kiosque et téléchargeable en kiosque numérique : on peut télécharger le magazine numérique sur le kiosque relay.fr ou commander la version papier ou la version numérique en PDF.

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 08:42

20080701_AlainC_38.jpgIl y aura du suspense ce 13 juin quand, au-dessus de l’Australie, la petite capsule de la sonde japonaise Hayabusa franchira la barrière de l’atmosphère terrestre. Protégée par un bouclier thermique, elle devrait se poser en douceur dans le désert si son parachute s’est ouvert et a clos, comme imaginé par ses concepteurs, ce très long voyage. Un grand tour dans l’espace en forme d’Odyssée tant les épisodes dramatiques n’ont pas manqué. Il faut dire que Hayabusa a presque tout perdu au fil du temps : son alimentation en énergie solaire, ses systèmes de stabilisation et d’orientation, son mini-atterrisseur qui devait se poser à la surface de sa cible — l’astéroïde Itokawa —, l’essentiel de ses liaisons avec la Terre et, pour parfaire le tout, la majeure partie de sa capacité de propulsion… Cela fait beaucoup. Et c’est un quasi-miracle, dû essentiellement à l’ingéniosité de ses pilotes, que de la voir terminer sa mission avec trois ans de retard et, surtout, rentrer à bon port.

Mais qu’il y a-t-il dans ses soutes ? Ce petit engin, dont on se prend à penser — comme dans les légendes japonaises — qu’il possède son propre “esprit” tant il s’est battu pour survivre, a-t-il pu collecter de précieux échantillons de poussière ?

Ce serait magique et extraordinaire !

Vous découvrirez dans ce dossier de Ciel & Espace les détails du voyage épique de Hayabusa et les enjeux scientifiques de l’analyse des éventuels échantillons. Il faut dire qu’à la suite des déclarations du président Obama sur l’avenir des vols habités, l’idée de voir des astronautes se poser à la surface d’astéroïdes n’a plus rien d’une fiction. Ce devrait même être l’événement de ces prochaines décennies, capable de réconcilier l’intérêt du grand public avec une activité spatiale en difficulté de grandes causes. Et l’étude des astéroïdes géocroiseurs en est une !

La preuve, cette nouvelle étude, publiée par le National Research Council américain, qui pointe du doigt la faiblesse des moyens consacrés à la recherche de ces petits corps capables de frapper la Terre. Et ce n’est plus seulement leur taille qui inquiète (aucun astéroïde de plus de 1 km de diamètre ne nous menace actuellement), mais le nombre de petites montagnes célestes restant à découvrir. Seul le quart des rochers de taille comprise entre 140 m et 1 km, susceptibles d’entrer en collision avec notre planète, aurait été découvert. Quant aux moyens d’interception ou de déviation, ils n’existent toujours que sur le papier. Pour les auteurs du rapport, le constat s’impose qu’il est impossible de faire quoi que ce soit sans un préavis minimal de… dix ans. C’est trop !

Dès lors, le programme est d’identifier tous les intrus potentiels, de connaître leurs trajectoires, origines et compositions. Puis d’étudier in situ les meilleures façons de dévier les courses des plus menaçants. Cette épée de Damoclès-là n’a rien de théorique ; en témoignent les traces des derniers coups portés, les fameux smoking guns dont on ne sait pas compter les victimes. Dans ce contexte, Hayabusa est un ange porteur d’un précieux message…

À condition qu’il ne se brûle pas les ailes.

Alain Cirou

Directeur de la rédaction


HAYABUSA REVIENT !

ciel et espace juin 2010Numéro de JUIN 2010, en kiosque et téléchargeable en kiosque numérique :on peut télécharger le magazine numérique sur le kiosque relay.fr ou commander la version papier ou la version numérique en PDF.

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 06:14

20080701_AlainC_38.jpgRécemment un physicien de nos amis racontait qu’à la sortie du cours de physique qu’il délivre dans une grande école de la République, une étudiante l’a interpellé en ces termes : “Vous savez monsieur, cette théorie d’Einstein, la relativité générale, moi, je ne la sens pas…”

À l’image de cette anecdote, le triste spectacle du Tartarin des climatosceptiques français a confirmé dans les foyers nationaux que l’on pouvait “sentir”, ou ne “pas sentir” les conclusions d’un consensus scientifique. Et ce, évidemment, sans passer par la case obligatoire du débat entre pairs et par la “démonstration probante” nécessaire à tout changement de vision. À première vue, l’affaire n’est pas nouvelle puisque des groupes, aux États-Unis, ne croient pas que l’homme ait marché sur la Lune, ou qu’il descende du singe. Mais c’est outre-Atlantique ; un continent lointain, séparé par un océan, où — si l’on en “croit” la tectonique des plaques — ces bêtises s’éloignent de nous chaque année, centimètre par centimètre. Cela ne doit pas être assez et depuis quelques mois, dans les réunions de famille, le sujet du réchauffement climatique s’est inscrit au menu des discussions et des facteurs de division. Le géochimiste Allègre n’est pas Galilée et les dégâts sont impressionnants.

En s’affranchissant des règles séculaires du débat scientifique, en truquant les courbes et les données, en menaçant ses contradicteurs par des arguments d’autorité, puis en prenant à témoin les spectateurs de joutes audiovisuelles complaisantes, l’ex-patron de la recherche publique a perdu raison et tout crédit. Traités de “mafieux”, de “totalitaires” et accusés “d’imposture”, 600 scientifiques français travaillant dans le domaine climatique ont décidé d’en appeler à leur ministre en signant un appel dans lequel ils soulignent que “la publication de ces affirmations témoigne d’un sentiment d’impunité totale de la part de leurs auteurs, qui oublient les principes de base de l’éthique scientifique, rompant le pacte moral qui lie chaque scientifique avec la société”. C’est finalement l’Académie des sciences qui a été chargée de l’organisation d’un “débat scientifique serein, arbitré par les pairs” sur la question climatique

Cette triste affaire, qui vise aujourd’hui les sciences du climat, devrait avoir toutes les raisons d’inquiéter les astronomes et les cosmologistes. Tous ceux dont les travaux s’appuient sur la construction de modèles et les simulations numériques. Ils en connaissent la puissance et la fragilité. Savent que, pour les nourrir, des données d’observations sont indispensables. Même si elles risquent de mettre à bas de belles théories. S’il n’y a plus grand monde pour croire que la Terre est plate et que le Soleil tourne autour — contrairement aux apparences —, gageons qu’il y aurait facilement de nombreux “sceptiques” au big bang, à la matière noire, à l’énergie sombre et à tous ces fantômes dominants l’Univers moderne, si ce “consensus” était attaqué. Cela arrivera et c’est logique, puisque le doute est à la base de la science. Mais le danger n’est pas là : c’est que quelqu’un ne “le sente pas” et que les autres “y croient”.

Alain Cirou

Directeur de la rédaction

 

LE COSMOS S'ENFUIT

CEE480_210x280.jpgNuméro de mai 2010, en kiosque et téléchargeable en kiosque numérique :on peut télécharger le magazine numérique sur le kiosque relay.fr ou commander la version papier ou la version numérique en PDF.

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  • : Le blog événements de Ciel & Espace propose toutes les informations relatives aux événements et manifestations organisées ou relayées par le magazine, particulièrement nombreuses à l'occasion de l'Année mondiale de l'astronomie. On y trouve aussi les nouveautés du magazine et les annonces des podcasts diffusés sur la webradio www.cieletespaceradio.fr ainsi que les bonnes adresses sur le sujet.
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Revue indépendante éditée par l'Association française d'astronomie, reconnue d'utilité publique


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