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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 10:02

20080701_AlainC_38.jpgC'est un vrai coup de tonnerre !

Au tout début de l’été, et après des mois d’analyses et de vérifications, une équipe internationale de chercheurs coordonnée par Abderrazak El Albani, du laboratoire Hydrologie, argiles, sol et altérations de l’université de Poitiers et du CNRS, a annoncé la découverte d’une vie complexe et pluricellulaire datant de plus de 2 milliards d’années. Les preuves qui ont été présentées sont celles de 250 fossiles collectés dans une carrière de grès, près de Franceville, au Gabon. Leur qualité est stupéfiante. Ce qui devait être des êtres au corps mou, probablement gélatineux comme les méduses, est préservé depuis 2,1 milliards d’années dans de magnifiques couches d’argile, elles-mêmes enserrées dans une ceinture de roches très solides et très anciennes.

Les paléontologues, à qui ces spécimens ont été montrés, sans révéler l’âge des terrains sur lesquels ils ont été trouvés, les ont assimilés à la première faune macroscopique et multicellulaire connue — celle d’Ediacara — datant de… 670 millions d’années !

Pour bien saisir l’importance de la découverte, il faut se souvenir que les premières traces de vie sont apparues il y a 3,5 milliards d’années sous la forme d’organismes simples, privés de noyau. Faute de traces tangibles, on supposait qu’entre ces deux dates — 3,5 milliards et 670 millions d’années —, la Terre était majoritairement peuplée de microbes (virus, bactéries…). Or, pendant cette période, le Protérozoïque, la vie se diversifie, s’organise et le métabolisme des organismes uni et multicellulaire se complexifie. Le problème est que — jusqu’à présent — les archives géologiques étaient blanches…

Reculer le curseur de 1,4 milliard d’années est un bond considérable. Qui n’est pas sans poser des problèmes. En effet, à cette époque, les conditions régnant sur la planète sont bien différentes de celles que nous connaissons. La Terre tourne vite sur elle-même, la Lune est proche, les marées gigantesques, et le Soleil est masqué par une atmosphère épaisse, riche en gaz carbonique. Des conditions agressives et inconfortables. Selon les chercheurs, les fossiles découverts vivaient dans un fond de mer peu profond, proche d’un delta fluvial. Des traces de marées y ont été relevées. Ils notent aussi que, pour se développer, ces formes de vie ont sans doute bénéficié d’une augmentation significative, mais temporaire de la concentration en oxygène dans l’atmosphère. Avant que celle-ci, voici 1,9 milliard d’années, ne chute brutalement.

Comment ne pas faire le parallèle avec la “nouvelle histoire de Mars” racontée dans ce numéro par le planétologue Jean-Pierre Bibring ? On y apprend qu’il y a 4,5 milliards d’années il y a eu sur la planète rouge des mers, avec une atmosphère et probablement un cycle de l’eau. Que cette période a peu duré, contrairement à la Terre, mais qu’elle en garde toujours les traces géologiques. La conclusion est simple : si la vie a eu le plus de chances d’émerger, c’est à cette époque. Et c’est dans les terrains de plus de 4 milliards d’années, dans les argiles repérées par l’instrument Omega de la sonde Mars Express, qu’il faut fouiller. Et trouver ? Sur Terre, de bien mystérieuses formes de vie viennent d’en réveiller l’espoir.

Alain Cirou

Directeur de la rédaction

A écouter, le podcast audio  Les secrets de Mars, avec Jean-Pierre Bibring

cieletespace septembre 2010Numéro de septembre 2010, en kiosque et téléchargeable en kiosque numérique : on peut télécharger le magazine numérique sur le kiosque relay.fr ou commander la version papier ou la version numérique en PDF.

Abonnez-vous et vous recevrez le hors-série "Voir l'Univers" ainsi que le DVD* spécialement édité à l'occasion des 20 ans du télescope spatial Hubble.

A lire aussi, l'actualité sur www.cieletespace.fr

Et n'oubliez pas : des centaines de podcasts audio vous sont proposés en ligne sur www.cieletespaceradio.fr

*Film documentaire "Eyes on the sky", proposé par l'Agence spatiale européenne à l'occasion des 20 ans du télescope spacial Hubble.


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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 21:00

20080701_AlainC_38.jpgVingt ans ! C’est un anniversaire. Celui d’une génération pour qui, tous les étés depuis deux décennies, il est possible d’aller “voir” le ciel en famille ou entre amis. Et le plus souvent, depuis un site d’observation animé par les membres d’un club d’astronomie, pour jeter un œil à l’oculaire d’une lunette ou d’un télescope et découvrir la Lune ,les planètes et les nébuleuses de la Voie lactée.

Les Nuits des étoiles sont donc ce grand rassemblement populaire autour du ciel. Presque une institution dont les “inventeurs” — et au premier chef, l’Association française d’astronomie — peuvent se féliciter.

En effet, ils ont permis à des millions de curieux d’accéder gratuitement aux balcons étoilés. Ils ont mis en scène les spectacles naturels — pluies de Perséides, éclipse totale de Soleil, collisions de morceaux de comète sur Jupiter — en les accompagnant d’explications pédagogiques et d’outils d’observation.

Ils ont permis au public, et plus particulièrement aux jeunes, de rencontrer les passionnés du ciel ; initié la naissance de nouveaux clubs ; attiré l’attention des citoyens et des élus sur les dangers qu’il y a à trop éclairer la voûte céleste sans tenir compte de la fragilité de cette autre face du monde. Bref, en une génération, les Nuits des étoiles ont changé l’image de l’astronomie en la positionnant comme une curiosité légitime, un loisir, et une science dont les résultats sont accessibles à l’honnête homme du XXIe siècle. Un beau bilan !

Alors pourquoi la télévision publique a-t-elle cessé d’en assurer la diffusion ? Parce que le ciel n’est pas assez spectaculaire, qu’on ne peut pas “voir” les étoiles comme autre chose que de maigres pixels ; parce qu’une audience massive n’est pas au rendez-vous en août ; parce qu’il est paradoxal d’organiser une émission dont l’un des buts est d’appeler à s’éloigner des écrans… Les arguments n’ont jamais manqué pour tirer à boulets rouges sur l’initiative des meilleurs promoteurs du service public. Écartés ou remerciés par la direction de la chaîne, le départ de ceux-là a signé depuis quelques années l’écran noir des Nuits des étoiles.

Pis, de dangereux illusionnistes à l’ego surdimensionné, avides de reconnaissance et d’argent, ont investi cet espace-temps en le travestissant. Ils y convoquent Dieu, le big bang et les trous noirs, autant de mots “magiques” censés attirer le chaland. Mais cet horoscope du crédule, même s’il en porte le titre, n’a rien à voir avec la fête amicale et populaire d’antan. Triste spectacle d’une télévision qui a renoncé au sens et au partage des connaissances

Mais ne boudons pas la fête. Comme l’eau vive contourne le rocher de la rivière, des centaines d’initiatives locales ont trouvé leurs médias et leur public. C’est le cas du Festival d’astronomie de Fleurance, qui fête lui aussi ses 20 ans. De celui de la Haute-Maurienne Vanoise, et de tous les rassemblements grand public et “juniors” dont le site afanet.fr dresse la liste exhaustive. Vous trouverez sur place de belles occasions de tutoyer le firmament, en descendantla Voie lactée ou en guettant les Perséides. C’est facile, gratuit, convivial, sans autre prétention que de partager un moment de curiosité et de découverte.

Humain, tout simplement.

Alain Cirou

Directeur de la rédaction, Ciel & Espace

 

Ciel & Espace spécial Nuits des étoiles

483_Ciel_et_espace_nuits_des_etoiles.jpgNuméro d'août 2010, en kiosque et téléchargeable en kiosque numérique : on peut télécharger le magazine numérique sur le kiosque relay.fr ou commander la version papier ou la version numérique en PDF.

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 06:28

20080701_AlainC_38.jpgVoilà un beau sujet de discussion pour vos veillées sous les étoiles : devons-nous hurler à la Lune que nous sommes tous seuls dans l’Univers — histoire d’attirer l’attention d’autres civilisations cosmiques — ou, au contraire, nous taire et faire profil bas en attendant d’en savoir plus ? Ce débat fait rage au sein des groupes d’amateurs passionnés par la recherche de la vie intelligente dans l’Univers, réunis autour du programme Seti. Il est relayé depuis peu par des astrophysiciens comme Stephen Hawking, pour qui un contact signerait à coup sûr la disparition de notre civilisation…

Évidemment, deux visions du monde et de “l’étranger” s’opposent. La première imagine les E. T. plus évolués que nous : pacifiques, écologistes, plus sages parce qu’ayant dépassé les luttes et les passions, puis bâti un système technologique durable. La seconde se veut plus pragmatique et rappelle que le choc des cultures ou la barbarie des envahisseurs laissa peu de chance aux natifs du Nouveau Monde. Elle appelle à la prudence, au principe de précaution et s’inquiète du silence persistant des espaces infinis… Et s’ils se taisaient parce que “quelque chose” guette ?

Évidemment, ces questions restent théoriques puisque nous n’avons toujours pas détecté de signaux intelligents. Mais là aussi, le débat entamé il y a plus d’un demi-siècle par Enrico Fermi ne s’est pas éteint. Pour le physicien italien, alors qu’il était consulté sur la signification des premières observations d’ovnis, les extraterrestres n’existent pas. Tout simplement parce qu’il n’y a aucune raison que nous soyons apparus les premiers, et que si les aliens voyageaient dans la Galaxie, il y a belle lurette qu’ils devraient déjà être là ! Or nous n’en voyons pas et il n’y a aucune trace de leur passage sur la Terre.

Si la résolution du “paradoxe de Fermi” (“s’ils existaient, ils devraient être là”) est régulièrement inscrite au menu des colloques consacrés aux questions de la vie dans l’Univers, la vox populi, elle, ne s’embarrasse pas de solutions exotiques et pense (à 56 % en 2008) que l’existence d’intelligences E. T. est probable. En témoigne, l’un des débats les plus curieux de l’Académie pontificale, peu de temps après la découverte des premières exoplanètes, qui dissertait sur cette question : s’il existe des extraterrestres, y a-t-il eu autant de Passion et de Crucifixion que de mondes habités ? La réponse fut négative, l’homme étant à l’heure actuelle le seul pécheur connu…

Vous le découvrirez à  la lecture de notre dossier, les protagonistes font aujourd’hui appel au public — à votre avis — pour faire évoluer le débat vers la parole ou le silence. Peut-être est-il déjà trop tard et l’expédition de messages radio, de sondes spatiales transportant des disques signalant notre position et notre condition, nous ont-ils déjà perdus ? En tout cas, sous la voûte étoilée, cette discussion est une bonne façon de regarder le ciel sans perdre de vue la dureté de la condition humaine. Comment ignorer que, parmi les messages formulés par le public à d’éventuels E. T., l’une des expressions les plus fréquentes est : “Aidez-nous !

Alain Cirou

Directeur de la rédaction

 

Podcasts

L'astrobiologie, à la recherche d'oasis pour la vie  

La vie vient-elle de l'espace ? La Terre est-elle contagieuse ?

Vie dans l'espace : il faut protéger les planètes

 

Faut-il parler aux extraterrestres ?

cieletespacejuillet2010.jpgNuméro de JUILLET 2010, en kiosque et téléchargeable en kiosque numérique : on peut télécharger le magazine numérique sur le kiosque relay.fr ou commander la version papier ou la version numérique en PDF.

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 08:42

20080701_AlainC_38.jpgIl y aura du suspense ce 13 juin quand, au-dessus de l’Australie, la petite capsule de la sonde japonaise Hayabusa franchira la barrière de l’atmosphère terrestre. Protégée par un bouclier thermique, elle devrait se poser en douceur dans le désert si son parachute s’est ouvert et a clos, comme imaginé par ses concepteurs, ce très long voyage. Un grand tour dans l’espace en forme d’Odyssée tant les épisodes dramatiques n’ont pas manqué. Il faut dire que Hayabusa a presque tout perdu au fil du temps : son alimentation en énergie solaire, ses systèmes de stabilisation et d’orientation, son mini-atterrisseur qui devait se poser à la surface de sa cible — l’astéroïde Itokawa —, l’essentiel de ses liaisons avec la Terre et, pour parfaire le tout, la majeure partie de sa capacité de propulsion… Cela fait beaucoup. Et c’est un quasi-miracle, dû essentiellement à l’ingéniosité de ses pilotes, que de la voir terminer sa mission avec trois ans de retard et, surtout, rentrer à bon port.

Mais qu’il y a-t-il dans ses soutes ? Ce petit engin, dont on se prend à penser — comme dans les légendes japonaises — qu’il possède son propre “esprit” tant il s’est battu pour survivre, a-t-il pu collecter de précieux échantillons de poussière ?

Ce serait magique et extraordinaire !

Vous découvrirez dans ce dossier de Ciel & Espace les détails du voyage épique de Hayabusa et les enjeux scientifiques de l’analyse des éventuels échantillons. Il faut dire qu’à la suite des déclarations du président Obama sur l’avenir des vols habités, l’idée de voir des astronautes se poser à la surface d’astéroïdes n’a plus rien d’une fiction. Ce devrait même être l’événement de ces prochaines décennies, capable de réconcilier l’intérêt du grand public avec une activité spatiale en difficulté de grandes causes. Et l’étude des astéroïdes géocroiseurs en est une !

La preuve, cette nouvelle étude, publiée par le National Research Council américain, qui pointe du doigt la faiblesse des moyens consacrés à la recherche de ces petits corps capables de frapper la Terre. Et ce n’est plus seulement leur taille qui inquiète (aucun astéroïde de plus de 1 km de diamètre ne nous menace actuellement), mais le nombre de petites montagnes célestes restant à découvrir. Seul le quart des rochers de taille comprise entre 140 m et 1 km, susceptibles d’entrer en collision avec notre planète, aurait été découvert. Quant aux moyens d’interception ou de déviation, ils n’existent toujours que sur le papier. Pour les auteurs du rapport, le constat s’impose qu’il est impossible de faire quoi que ce soit sans un préavis minimal de… dix ans. C’est trop !

Dès lors, le programme est d’identifier tous les intrus potentiels, de connaître leurs trajectoires, origines et compositions. Puis d’étudier in situ les meilleures façons de dévier les courses des plus menaçants. Cette épée de Damoclès-là n’a rien de théorique ; en témoignent les traces des derniers coups portés, les fameux smoking guns dont on ne sait pas compter les victimes. Dans ce contexte, Hayabusa est un ange porteur d’un précieux message…

À condition qu’il ne se brûle pas les ailes.

Alain Cirou

Directeur de la rédaction


HAYABUSA REVIENT !

ciel et espace juin 2010Numéro de JUIN 2010, en kiosque et téléchargeable en kiosque numérique :on peut télécharger le magazine numérique sur le kiosque relay.fr ou commander la version papier ou la version numérique en PDF.

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 06:14

20080701_AlainC_38.jpgRécemment un physicien de nos amis racontait qu’à la sortie du cours de physique qu’il délivre dans une grande école de la République, une étudiante l’a interpellé en ces termes : “Vous savez monsieur, cette théorie d’Einstein, la relativité générale, moi, je ne la sens pas…”

À l’image de cette anecdote, le triste spectacle du Tartarin des climatosceptiques français a confirmé dans les foyers nationaux que l’on pouvait “sentir”, ou ne “pas sentir” les conclusions d’un consensus scientifique. Et ce, évidemment, sans passer par la case obligatoire du débat entre pairs et par la “démonstration probante” nécessaire à tout changement de vision. À première vue, l’affaire n’est pas nouvelle puisque des groupes, aux États-Unis, ne croient pas que l’homme ait marché sur la Lune, ou qu’il descende du singe. Mais c’est outre-Atlantique ; un continent lointain, séparé par un océan, où — si l’on en “croit” la tectonique des plaques — ces bêtises s’éloignent de nous chaque année, centimètre par centimètre. Cela ne doit pas être assez et depuis quelques mois, dans les réunions de famille, le sujet du réchauffement climatique s’est inscrit au menu des discussions et des facteurs de division. Le géochimiste Allègre n’est pas Galilée et les dégâts sont impressionnants.

En s’affranchissant des règles séculaires du débat scientifique, en truquant les courbes et les données, en menaçant ses contradicteurs par des arguments d’autorité, puis en prenant à témoin les spectateurs de joutes audiovisuelles complaisantes, l’ex-patron de la recherche publique a perdu raison et tout crédit. Traités de “mafieux”, de “totalitaires” et accusés “d’imposture”, 600 scientifiques français travaillant dans le domaine climatique ont décidé d’en appeler à leur ministre en signant un appel dans lequel ils soulignent que “la publication de ces affirmations témoigne d’un sentiment d’impunité totale de la part de leurs auteurs, qui oublient les principes de base de l’éthique scientifique, rompant le pacte moral qui lie chaque scientifique avec la société”. C’est finalement l’Académie des sciences qui a été chargée de l’organisation d’un “débat scientifique serein, arbitré par les pairs” sur la question climatique

Cette triste affaire, qui vise aujourd’hui les sciences du climat, devrait avoir toutes les raisons d’inquiéter les astronomes et les cosmologistes. Tous ceux dont les travaux s’appuient sur la construction de modèles et les simulations numériques. Ils en connaissent la puissance et la fragilité. Savent que, pour les nourrir, des données d’observations sont indispensables. Même si elles risquent de mettre à bas de belles théories. S’il n’y a plus grand monde pour croire que la Terre est plate et que le Soleil tourne autour — contrairement aux apparences —, gageons qu’il y aurait facilement de nombreux “sceptiques” au big bang, à la matière noire, à l’énergie sombre et à tous ces fantômes dominants l’Univers moderne, si ce “consensus” était attaqué. Cela arrivera et c’est logique, puisque le doute est à la base de la science. Mais le danger n’est pas là : c’est que quelqu’un ne “le sente pas” et que les autres “y croient”.

Alain Cirou

Directeur de la rédaction

 

LE COSMOS S'ENFUIT

CEE480_210x280.jpgNuméro de mai 2010, en kiosque et téléchargeable en kiosque numérique :on peut télécharger le magazine numérique sur le kiosque relay.fr ou commander la version papier ou la version numérique en PDF.

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 07:11

20080701_AlainC_38.jpgIl y a tout juste vingt ans, le télescope spatial Hubble était déployé dans l’espace. Avec des années de retard, un budget qui avait explosé toutes les lignes rouges et une optique défaillante — mais à l’époque on l’ignorait encore —, le “meilleur ambassadeur de la Nasa” s’installait sur orbite pour durer.

Et démontrer qu’en matière d’astronomie spatiale, comme pour les programmes de vols habités, le “temps long” est bien la règle commune. Ainsi, on a coutume de dire qu’une expérience spatiale égale aujourd’hui le temps d’une vie de chercheur. Un quart de siècle de travail, minimum, pour ceux qui ont la chance d’être associés à une telle aventure !


On appréciera donc d’autant plus de découvrir les projets des nouvelles missions sélectionnées récemment par le comité du programme scientifique de l’Agence spatiale européenne : Euclid, Plato et Solar Orbiter. Deux d’entre elles seront choisies l’an prochain pour un lancement vers 2017. Euclid devrait cartographier les galaxies de l’Univers pour en explorer le côté sombre et obscur. C’est l’une des plus grandes énigmes de la cosmologie moderne.

Plato, elle, doit poursuivre les missions de Corot et de Kepler, pour la recherche d’exoplanètes et l’étude sismique de leurs étoiles. C’est là aussi l’une des aventures les plus enthousiasmantes de cette époque : la recherche d’autres systèmes et d’autres terres.

Quant à Solar Orbiter, il devrait s’approcher du Soleil à 62 rayons solaires seulement et observer, avec une résolution spatiale unique, les événements dans la couronne et à la surface de notre étoile. Au moment où l’on pointe du doigt l’importance de l’activité du Soleil sur nos communications et nos conditions de vie, son étude est plus que jamais nécessaire.


Bref, s’il fallait choisir entre tous ces objectifs scientifiques, nous serions bien embarrassés. D’autant que dans de précédentes éditions de Ciel & Espace, nous vantions les qualités d’autres missions… Comme Laplace, un trio de sondes qui, par combinaisons de données, pouvait explorer le manteau et l’océan d’Europe, l’un des principaux satellites de Jupiter.

Ou encore Xeus, un observatoire en rayons X qui mettait les premiers trous noirs à portée de télescope. Sans oublier les merveilleuses missions Darwin, pour scruter les exoplanètes proches, et Marco Polo, qui devait se poser à la surface d’un astéroïde et nous en rapporter des échantillons.


À ce niveau de qualité, les conditions de choix sont celles des sauts technologiques qu’il faut franchir et, bien évidemment, le réalisme des coûts prévisionnels.

Certains projets resteront dans les cartons, d’autres devront attendre ou seront réalisés en coopération avec des pays pour qui ces thèmes mobilisent de plus grandes communautés. Mais quoi qu’il en soit, la richesse et la variété des propositions témoignent qu’en matière d’exploration, les scientifiques ne sont jamais à court d’idées. Dans ce numéro, nous avons choisi de vous présenter ceux qui concernent Vénus. La sœur infernale de la Terre. Parce qu’ils nous intriguent, nous concernent et nous font rêver. En cela même, ils deviennent nos nouveaux favoris.

Alain Cirou

Directeur de la rédaction de Ciel & Espace

 

 


Dès le 20 mars, on peut télécharger le magazine numérique sur le kiosque relay.fr (version payante) ou commander la version papier ou la version numérique en PDF.

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 16:10

20080701_AlainC_38.jpgOn ne reverra donc pas de si tôt des hommes sur la Lune. Trente-huit ans après la dernière expédition d’Apollo 17, dans les décors grandioses des collines de Taurus-Littrow, le président Barack Obama a tranché dans le vif en supprimant le programme Constellation, qui prévoyait un débarquement lunaire vers 2020.

Exit donc les lanceurs Arès 1 et Arès 5, la capsule Orion et le module d’alunissage Altaïr, toutes pièces indispensables au Meccano du retour conçu par la Nasa. Même si une bonne dizaine de milliards de dollars ont déjà été dépensés et que des images d’animation — conçues sous les deux présidents Bush — laissaient penser que l’engagement de ce programme était inéluctable…

Il fallait être bien naïf — et ne pas lire Ciel & Espace — pour penser qu’un programme encore mal défini, basé pour une large part sur des technologies disponibles et nécessairement budgétivore, ne pouvait être annulé. D’autant que, la crise économique aidant, le programme spatial américain, autrefois si populaire, ne dispose plus dans l’opinion publique d’une image d’intouchable. Pour la Nasa, le retour sur Terre est brutal. D’autant que, pour la première fois depuis 50 ans, le dogme du vol habité est mis à mal.

Certes, la vie de la station internationale est prolongée jusqu’à la fin de la décennie – il faut profiter des opportunités scientifiques offertes par cette infrastructure orbitale, qui aura coûté 115 milliards de dollars (1) depuis 35 ans.

Certes encore, le nouveau budget prévoit l’étude et la réalisation, via des sociétés privées, d’un moyen de transport d’équipages et de fret vers l’orbite basse. Mais, à l’horizon 2025, les astronautes américains n’auront plus de destinations et, peut-être même, plus de raison d’être.

La rupture est violente, mais sans doute nécessaire. En partageant la vision des experts du rapport Augustine (“Le programme spatial habité américain est sur une trajectoire non viable. Il perpétue la périlleuse pratique qui consiste à poursuivre des buts sans leur attribuer de ressources”), la Maison Blanche adopte aussi une grande partie de leur point de vue sur le futur. Mars reste une destination légitime, “en ligne de mire”, mais elle ne pourra être atteinte sans la mise au point de techniques innovantes. Sans une révolution totale des moyens du voyage spatial : carburants, moteurs, matériaux, systèmes vie, etc. Une nouvelle génération de fusées et de vaisseaux devra voir le jour pour rendre crédible le projet d’une mission internationale vers la planète rouge.

D’ici là, l’observation de la Terre et de son climat, la surveillance du Soleil, la détection des astéroïdes géocroiseurs, l’exploration robot des planètes et satellites du Système solaire, et la mise sur orbite d’observatoires dédiés à l’étude de l’Univers placent la Nasa au service de la science, du public et de ses décideurs politiques. En mettant la balle “Lune” dans le camp de la Chine et de l’Inde, et en se retirant du terrain, Obama place la Nasa sur une orbite excentrique. On jugera, dans d’autres générations, si elle est le début d’une révolution copernicienne.

 

(1) Chiffre estimé par Jacques Villain, historien de l’espace.

 

Alain Cirou

Directeur de Ciel & Espace

 

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et De l'eau sur la Lune - sélection spéciale de Ciel & Espace.

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 09:18

Pour toute l’eau de l’Univers

20080701_AlainC_38.jpgÀ en croire les communiqués et les conférences de presse récentes, l’eau est à l’Univers ce que l’or est à la Terre : rare, précieuse et objet de convoitises. Elle serait recherchée par les astronomes pour ce qu’elle laisserait tout naturellement supposer : s’il y a de l’eau, c’est que la vie ne peut pas être très loin. Et certains n’hésitent pas à franchir allègrement ce pas en présentant le précieux liquide comme l’indice évident d’un habitat potentiel où une activité biologique reste… à découvrir.

Et ces territoires-là ne manquent pas. Dans le Système solaire, ce sont certains satellites des planètes géantes — Europe, Ganymède, Encelade, etc. —, dont on imagine un océan prisonnier sous plusieurs kilomètres de croûte de glace. L’atmosphère de Vénus, où l’eau est sous forme de gaz. Et, bien évidemment, Mars, où de multiples structures à sa surface semblent témoigner d’anciens écoulements d’eau en grande quantité, suggérant un temps que les basses plaines martiennes étaient autrefois recouvertes d’un océan.

La sonde européenne Mars Express identifiera certes de la glace aux calottes polaires, mais constatera également qu’en l’absence de détection de carbonates à grande échelle, de vastes étendues d’eau liquide n’ont pas pu exister bien longtemps ailleurs.

Si la planète rouge a connu une période d’habitabilité, rendue possible par la présence de l’élément liquide, cela remonte à plus de 4 milliards d’années !

À des années-lumière de notre banlieue solaire, la traque de l’eau passe par les nouvelles exoplanètes. En particulier par les “super-Terre”, dont une grande part des modèles autorisent la possibilité de planètes océans ou, du moins, de corps sur lesquels l’eau — comme sur notre planète — connaîtrait ses trois états physiques possibles : liquide, solide et gazeux.

Cette eau, comme le démontre notre dossier, est en réalité une molécule très abondante dans l’Univers. On la trouve dans les atmosphères d’étoiles et dans le milieu interstellaire. Les principaux réservoirs sont même nichés au sein des nuages moléculaires, là où les grains de poussière servent de support à la formation de glace.

Mais l’attrait irrésistible de la quête de ces sources tient à une propriété essentielle de la molécule H2O : elle est ce solvant efficace qui, sur Terre, a sans doute permis aux briques de la vie de s’organiser, puis de se développer pendant des millions d’années.

Sans eau, pas de vie, mais l’eau est-elle pour autant la vie ? Non, évidemment… Mais le raccourci séduit les médias, le public et les hommes politiques. Du moins aux États-Unis, là où se décide l’essentiel des budgets consacrés à l’exploration scientifique de l’Univers. L’annonce de la découverte du précieux liquide sur la Lune en est une magnifique  démonstration. Qui nous rappelle, une fois encore, combien la situation de la Terre est inédite. Et toujours unique.

 

Alain Cirou

Directeur de la rédaction


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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 09:09

20080701_AlainC_38.jpgNous avons bien ri quand on nous a présenté des photos de cratères, sis sur la face cachée de la Lune et sur lesquels nous étions censés deviner des bases et des pistes d’atterrissage pour astronefs extraterrestres. Ces documents papier, en noir et blanc, étaient flous, pixellisés, mais les auteurs de l’envoi avaient souligné les ombres au feutre rouge pour marquer leurs intentions. Depuis longtemps, expliquaient-ils, “on” nous espionne et une partie de nos gouvernants (évidemment les mieux informés) sont en contact avec ces visiteurs mais nous le cachent. La preuve ? Ces photos exfiltrées de la censure…

Nous nous sommes encore bien amusés avec le “visage sur Mars” et, tout près de ce troublant artefact, les “pyramides du complexe de Cydonia”, de curieuses structures coniques à base polygonale. Ses découvreurs, qui se disent spécialistes de l’archéologie extraterrestre (!), mirent au jour sur des photos de Mars une ville constituée de plusieurs édifices et d’une place centrale, sur laquelle étaient érigés quatre petits monuments, le tout ceint d’une épaisse muraille. Nous fûmes presque déçus quand la caméra de la sonde Mars Global Surveyor révéla qu’il ne s’agissait que d’une colline fortement érodée, dont les ombres portées avaient enflammé les imaginations.

Nous avons été intrigués quand un célèbre couturier parisien prédit la chute de la station spatiale Mir sur Paris, le 11 août 1999, au moment même où l’ombre du Soleil noir plongerait une partie de notre territoire dans l’obscurité. Bluffés même, quand prit corps la rumeur que l’homme n’avait jamais marché sur la Lune. Que toute cette aventure n’était que montage et fabuleuse escroquerie. La nature des “preuves” avait de quoi faire sourire : des ombres portées trahissant, paraît-il, un éclairage de studio ; des reflets dans les lentilles des caméras signant, à coup sûr, une manipulation de haut vol. Peu importe que des centaines de kilos d’échantillons du sol lunaire dorment encore dans les laboratoires de Houston, que près d’un million d’Américains aient assisté, sur place, au lancement de la fusée Saturne 5. L’histoire était trop fausse pour être belle.

Bref, ce que nous ignorions, et qui a motivé notre dossier de ce mois, c’est que ces canulars, rumeurs et manipulations — ces “hoax” dans la langue anglo-saxonne — ont une histoire et un bel avenir. Une raison d’être dans une société qui s’inquiète de son futur, moque sa course au progrès ou s’empare de ses outils de communication pour en détourner le sens. Ainsi, et ce n’est pas le moindre des paradoxes, les fabuleuses applications de la physique quantique — radios, télés, Internet — annoncent à la vitesse de la lumière les dernières rumeurs de la fin du monde et battent en cœur le tam-tam de la peur.

Amis de Ciel & Espace, dans ce monde-là, le temps de la lecture et de la réflexion est sans aucun doute votre arche de Noé. Avec un gros clin d’œil complice, les équipes de la rédaction et de l’Association française d’astronomie vous souhaitent une excellente année 2010 !

 

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A lire aussi, le hors série du moment :

Origines, comment tout a commencé

 

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 20:55

 

C’est par une bataille de boules de neige que les promoteurs d’Ariane célébraient le succès du premier tir de la fusée, la veille de Noël 1979, à Kourou. Non pas qu’il ait neigé, mais l’hydrogène et l’oxygène liquides échappés des purges de trop-plein des réservoirs de la fusée avaient, en se détendant, condensé l’humidité de l’air en neige immaculée !

L’anecdote, racontée dans notre hors-série de 1999 par les acteurs de cette scène, illustre comment ceux qui devinrent plus tard ministre, PDG et hauts responsables du secteur spatial, évacuèrent neuf jours de tension extrême après avoir vu enfin la fusée européenne s’élever dans le ciel de Guyane…

C’était il y a trente ans et, en cette année 2009 marquée par les anniversaires symboliques — premières observations de Galilée dans une lunette, marche de l’homme à la surface de la Lune, chute du mur de Berlin —, nous avons pensé que l’aventure qui conduisit l’Europe à disposer de son propre moyen d’accès à l’espace valait bien d’être rappelée.

D’autant qu’il y a quelques jours, et toujours sous la neige, naturelle celle-là, des premiers frimas de l’hiver russe, deux fusées Soyouz embarquaient sur un navire-roulier dans le port de Saint Pétersbourg, direction… Kourou ! Pour la première fois, la plus célèbre des fusées soviétiques, qui permit à Spoutnik et à Gagarine de s’élever au-dessus des frontières et qui fut lancée avec succès 1 749 fois (à l’heure où nous écrivons ces lignes), quittait la Russie pour rejoindre fin novembre le port spatial européen installé près de l’équateur.

Si tout se passe bien, dans le courant du second trimestre 2010, nous devrions assister au premier lancement commercial (1) de la fusée légendaire, depuis le nouveau pas de tir Soyouz de Sinamary. Et parions que l’on aura encore besoin de neige et de glace pour refroidir la vodka en célébrant ce premier succès…

Au moment où la Nasa s’interroge sur la suite à donner au premier test de son futur lanceur Arès 1, et attend une feuille de route claire en provenance de la Maison-Blanche, la nouvelle donne européenne — dont l’objectif est de proposer une “panoplie de lanceurs” adaptés à tous les besoins — confirme qu’en matière de technologie spatiale les innovations ne sont pas un destin inéluctable. Et l’exemple du Soyouz, né missile stratégique en plein cœur de la guerre froide, puis promu lanceur le plus économique et le plus fiable du marché en ce début du XXIe siècle, est là pour nous le rappeler. Même si, dans les coulisses, les débats sont vifs. Figer une technologie n’est pas une affaire anodine. On perd le savoir-faire des hommes, l’expérience… Qui coûtent toujours beaucoup plus cher qu’on ne le pensait. Bref, imaginer un programme technologique à l’horizon du quart ou du demi-siècle est loin d’être simple.

Et aujourd’hui, l’image d’une bataille de boules de neige à l’équateur nous rappelle qu’un petit brin de folie est encore l’ingrédient de toute aventure humaine.

Alain Cirou

Directeur de la rédaction

(1) L’exploitation commerciale de Soyouz est assurée par Arianespace, dont le client pour ce premier tir est Hylas.


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Ecoutez le podcast audio Histoire et histoires de l’Espace : La révolution Spoutnik, avec Jacques Villain, historien de l’Espace

Spoutnik 2, Laïka, Spoutnik 3, Luna 1 et 2… Où Khrouchtchev se délecte d’un sentiment d’invulnérabilité en matière de conquête spatiale et pousse l’équipe de Sergueï Korolev à multiplier les premières. L’exploration est enivrante, chaque voyage est un nouvel exploit. Les Etats-Unis tentent de suivre, l’Europe regarde.

Et les autres épisodes de la série Histoire et histoires de l'espace.

 

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